Le désert de Gobi, beauté sauvage

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C’est donc en ce dimanche 30 juin au petit matin que la « french » troupe rejoint la guesthouse « Golden Gobi » pour y retrouver notre chauffeur et son van.

Ces 8 jours dans le Gobi nous reviennent à environ 21 dollars par jour et par personne. Il suffit de demander aux guesthouses que l’on ne souhaite réserver que le chauffeur et son véhicule (avec l’essence qui va avec) pour payer nettement moins cher que les tours en « package » qu’ils proposent d’office. Néanmoins ça fait quelques billets à sortir :

252 000 Tugrik par personne pour être précis.

On part donc à l’assaut du désert et des ses inconnus… le nom est célèbre mais on ne sait pas trop ce que l’on va y découvrir !

Otroo, notre chauffeur, possède un modèle robuste de van, construit à l’époque soviétique :

et il vaut mieux ! quand on voit l’état des routes, ou plutôt des pistes, les ressorts sur lame ne sont pas de trop. On aura quand même l’occasion de crever 2 fois durant cette semaine.

On quitte rapidement UB (pour les intimes) et au bout de quelques heures nous sommes déjà au milieu de nul part à déguster notre premier repas :

Nous avons prévu assez sommaire pour cette semaine. Le midi nous mangerons des noodles et des sandwichs pain-toastinette. Le soir ça sera pâtes et riz agrémentés d’haricots ou de thon. On pense déjà à tous les bons plats que l’on pourra manger au retour !

En fin d’après midi nous atteignons le premier point d’intérêt de cette semaine et on est pas déçu ! Il s’agit de montagnes rocheuses qui atteignent 1700 mètres de haut pour 30 km de long au milieu d’une plaine poussiéreuse. On en profite pour se dégourdir les jambes et escalader nos premières pentes sous un soleil généreux :

c’est magnifique et on ne regrette pas le déplacement !

on en profite pour prendre la pose :

C’est déjà un peu fourbu que nous regagnons notre van (non climatisé) où notre chauffeur nous attend sagement. Il passera d’ailleurs la semaine à nous attendre dans son van pendant que nous faisons nos excursions, il manque un peu de courage le garçon malgré qu’il soit très sympa.

Puis l’heure est venue de poser notre premier bivouac au milieu de nul part :

Et il n’est pas question de faire le gourmand, ici c’est Koh Lanta !

On s’est quand même payer le luxe d’une bouteille de vodka qui nous accompagnera pendant 3 soirées :

Ayant arrété notre journée de « travail » à 17 heures nous avons le temps de jouer au « Durak », fameux jeu Russe :

et d’admirer notre premier coucher de soleil :

C’est que cette semaine il va falloir vivre un peu au rythme du soleil ! Nous nous coucherons donc en général vers 21 heures pour se lever entre 8 et 9 heures (malgré le fait qu’il se lève vers 4h du matin mais on est un peu moins courageux que lui).

Notre tente se révèle pas trop mal à l’usage mais le manque de tapis de sol joue un peu sur notre confort, le sol Mongole n’est pas tout confort dans cette partie du pays. C’est plutôt caillouteux.

Deuxième jour, on remet les voiles plus au sud. Nous roulons de nouveau une bonne partie de la journée pour rejoindre le Grand Canyon. Serions nous téléportés aux Etats-Unis ? Que nenni, la Mongolie a également son Grand Canyon qui répond au doux nom de Tsagaan Suvarga.

C’est sous la pluie que nous le découvrons en fin d’après midi… de la pluie dans le désert, la malédiction bretonne serait-elle si forte ?

La terre ocre colle aux chaussures mais ça valait le coup !

Sur la route nous croisons quelques chameaux qui promènent leurs bosses paisiblement :

En fin d’après midi nous installons notre campement au milieu d’une vallée, endroit qui se révélera extrêmement venté (comme quasiment tout le désert de Gobi en fait), mais qui nous permet de profiter un peu de la soirée. Certains écrivent :

d’autres s’essaient à la « flûte de pan » :

mais l’endroit est magnifique :

Par contre pour manger c’est plus compliqué. Les pâtes sont agrémentés de sable :

La fin de soirée s’achève paisiblement :

Au réveil du 3ème jour nous croisons une « procession » de chameaux, il y a pire comme image pour commencer la journée !

Aujourd’hui nous roulons vers Yol Canyon. En chemin on aime bien s’arrêter puiser de l’eau (pour la cuisson et pour boire^^) dans les puits destinés à l’abreuvage des chèvres et autres animaux qui peuplent le désert.

Dans ce canyon nous croiserons nos premiers groupes de touristes (français, biensûr !), depuis le départ nous étions un peu seuls au monde. On est censé pouvoir observer des vautours et des moutons sauvages.

et au détour d’une montagne notre premier vautour, haut dans le ciel :

L’endroit est infesté de Gerbilles, sorte de petits rongeurs pas très peureux :

et à la tombée de la nuit on aura même la chance d’observer de loin un mouton sauvage des montagnes :

Cette nuit le campement sera installé dans le canyon et on trouve que c’est plutôt assez classe.

4ème jour. Départ pour les dunes de sable. Il faut d’abord se sortir du canyon qui devient très étroit par endroit :

et qui oblige à quelques réparations :

Le désert ne fait pas de pitié !

Vers midi nous arrivons dans cette zone plus touristique des dunes de sable où l’on à le droit à un accueil sous la yourte avec dégustation des produits locaux. Fromage de chameau, lait de chameau et « beignets » indéterminés.

Et Otroo, notre chauffeur, qui est content dès qu’il est l’heure de passer à table :

Moyennant finance, 8 000 Tugrik/personne, nous passerons tous les 5 la nuit dans une yourte « amie » qui accueille les touristes :

Certains veulent même venir pour nous tenir compagnie. C’est gentil mais on n’en demandait pas tant.

Dans le désert il fait chaud (oui même s’il y a beaucoup de vent et quelques averses) du coup nous passons la première partie de l’après midi sous la yourte à attendre que ça se calme. Et on a bien fait de prendre des forces car notre chauffeur nous emmène, sur les coups de 16 heures, aux dunes de sables (Khongoryn Els en Mongole) afin que nous les escaladions.

Tout content de se dégourdir les jambes nous attaquons la pente « pleine balle » et la tâche s’avère beaucoup plus compliquée que prévue. En plein soleil, escalader une dune de 180 mètres de haut avec une pente extrêmement raide nous mets à mal.

L’effort est violent et demande beaucoup d’énergie.

mais nous sommes récompensés au sommet par une vue magnifique.

Les collègues de Jez sont également de la partie :

Après quelques minutes passées au sommet nous décidons de redescendre, ça ne prend que 5 minutes et c’est marrant !

Mais alors que nous avions commencé un foot au pied des dunes on s’aperçoit que d’autres groupes arrivent pour faire l’ascension et bénéficier du coucher de soleil au sommet. On se dit mince et qu’il serait dommage de louper ça. Après quelques hésitations nous décidons de nous attaquer une deuxième fois aux dunes et de refaire une ascension, cette fois-ci à l’ombre. Il est probable qu’on passe pour des fous, mais bon, tant pis !

Nous voila donc repartis…

Hélène arrêterera vers le milieu du « col » tandis que les garçons iront jusqu’au bout pour bénéficier d’un très joli, mais venté, coucher de soleil sur les dunes de sable du Gobi.

Le lendemain, cinquième jour, sera journée un peu morte. La chaleur n’aidant pas, nous ne ferons pas grand chose de l’après midi. Heureusement que le matin nous avions chevauché nos destriers à travers la steppe mongole… ce qui s’est avéré assez douloureux pour nos fesses.

Romain à l’air d’apprécier :

On n’est pas beaux comme ça ?

La ballade en chameau, pour 9 000 Tugrik/personne, consistait en 2 sessions de 30 minutes. Un aller de la yourte aux dunes et un retour au village après avoir escaladé les dunes (avec nos pieds).

Mais pourquoi fait-il si chaud ?

On peut quand même remercier nos montures pour nous avoir supportés :

Le soir, ne voulant pas re-payer une deuxième nuit en yourte, nous sommes bons pour retourner sous notre tente. Le confort nous avait manqué !

Vendredi 5 juillet, c’est ravitaillement !

Puis nous allons vers les « falaises enflammées » (Flamming Cliffs) soit Bayanzag en Mongole. Au soleil, ça tape un peu …

et puis comme il n’y a pas d’ombre, et bien, c’est difficile de se sentir un peu au frais.

Quelques photos des falaises, qui, une fois de plus, révèlent la beauté des paysages du désert de Gobi :

Comme il est encore assez tôt lorsque nous finissons notre visite et qu’on n’a pas envie de planter la tente sous pareille chaleur nous reprenons la route qui nous ramène vers Oulan Bator.

Notre chauffeur nous conduit alors vers des amis à lui qui habitent au beau milieu de nul part. On arrive à la tombée de la nuit avec un vent terrible alors que les enfants se préparent pour le Nadaam (grande fête populaire qui se tient quelques jours plus tard).

Au vu de la météo désastreuse nous décidons d’accepter l’invitation à manger sous leur yourte. Nous y passerons également la nuit contre 7 000 Tugrik par personne. La « maman » nous préparera de la viande de chameau accompagné de riz et pommes de terre, pas mauvais !

Les touristes :

Otroo, notre chauffeur, avec 2 enfants de la famille :

Le lendemain nous retrouvons notre fameux soleil de plomb :

Puis sur la route du retour, Otroo s’arrêtera chez ses parents pour récupérer sa nièce qu’il doit ramener avec nous à Oulan Bator.

Otroo et son père :

En ce samedi plutôt pluvieux sur la fin de journée, notre dernière étape se nomme « Zorgol Khairkhan », ensemble de montagnes qui revêtent un caractère sacré.

Jez et Anoukaa, la nièce de notre chauffeur :

Quand il pleut, on joue au Durak ! Même Anoukaa, du haut de ses 7 ans, connait les règles et joue avec nous :

Hélène et Anoukaa :

Anoukaa, la star du jour :

L’autre star c’est Romain ! Otroo l’a défié en duel à la lutte, sport national en Mongolie. Mais tel est pris qui croyait prendre…

France 1 – 0 Mongolie

Pour cette dernière soirée ensemble nous aurons le droit à un joli coucher de soleil entre les montagnes :

Dimanche 7 juillet sonne l’heure du retour à Oulan bator. Nous disons tous un très grand merci à notre chauffeur Otroo, qui malgré ses quelques mots d’anglais, fut très sympathique et bien marrant avec nous.

Les rois du désert :

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