Le Machu Picchu, sacrément perché !

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Après un long trajet de nuit depuis Arequipa, nous arrivons à Cusco (ou Cuzco si vous préférez) le 28 janvier. Si l’intérêt majeur de la région est le Machu Picchu, nous prendrons quand même un peu de temps pour visiter cette ville. Notre première visite sera de grande qualité puisque nous irons au supermarché du coin qui possède d’ailleurs une vue un peu bouchée sur la célèbre cité Inca.

La ville, perchée à 3400 mètres, est très touristique mais il reste agréable de s’y promener.

La place principale, la Plaza De Armas, est bondée et peuplée de vendeurs ambulants qui vous proposent toutes sortes de souvenirs.

C’est aussi là qu’on peut y trouver certaines chaînes de fast-food américaines, mais comme dans les autres villes du pays, les devantures restent très discrètes, aucun logo de couleur ne dépasse et tout est écrit en noir sur les façades.

Non loin de là se trouve une autre place, la Plaza San Francisco, plutôt paisible lorsqu’il n’y a pas de marché ou d’animation particulière.

Très avides de culture (comme toujours), nous nous décidons à aller visiter un musée. Nous jetons notre dévolu sur le musée du chocolat (Choco Museo).

Il s’agit en fait surtout d’une boutique déguisée ce qui explique la gratuité de l’entrée, mais il y a quand même des informations sur l’histoire du chocolat, les pays producteurs, … les passionnés pourront aussi suivre des ateliers (payants) pour apprendre à concocter des desserts à base de chocolat.

Nous évitons de trop nous attarder pour ne pas céder et acheter quoique ce soit. En chemin, nous verrons une autre place, la Plaza Del Regocijo.

Nous irons ensuite près du Jardin Sagrado où se trouve notamment l’église et le monastère de Santo Domingo que nous ne prendrons pas la peine de visiter.

La ville n’est pas très grande et tout cela se fait très facilement à pieds. Pour la suite, nous irons dans un musée dédié cette fois au textile et aux costumes traditionnels le museo del Centro de Textiles Tradicionales. Ce qui est bien c’est qu’il n’y a pas besoin de parler espagnol pour comprendre le nom du musée.

Encore une fois, il y a un petit musée gratuit, où l’on peut notamment admirer une jolie collection de bonnets péruviens. La visite se fait en 10-15 minutes, il s’agit d’une suite de vitrines avec quelques explications.

A la sortie, vous pourrez voir une dame tisser les textiles et acheter des tas de vêtements pour peu que vous en ayez les moyens.

Quelques photos d’ambiance :

Sur cette dernière photo, vous pouvez voir un drapeau qui fait penser au célèbre drapeau arc-en-ciel utilisé comme symbole par les gays, mais ce drapeau est en fait un symbole Inca, de là a en tirer des conclusions…

Il est possible d’avoir un point de vue sur la ville en allant du côté de la Plaza Santa Ana au nord de la ville.

Mais ce n’est pas une sinécure de monter là haut, car l’altitude fait qu’on fatigue assez vite dès qu’on produit le moindre effort. Cela nous fait d’ailleurs une bonne excuse pour ne pas trop en faire. Néanmoins, pour nous aider nous avons le thé à la coca. La coca est réputée pour ses vertus énergisantes et pour limiter les effets du mal de l’altitude. Une des façons de la prendre est en infusion, il suffit simplement de mettre quelques feuilles dans de l’eau chaude.

Nous cherchons souvent un prétexte pour faire quelques petits écarts. Aujourd’hui cela fait tout pile 8 mois que nous sommes partis, le prétexte est donc tout trouvé. Il va peut-être falloir prévenir nos proches que nous rentrons bientôt… ne nous affolons pas, il nous reste quand même 4 mois de voyage !

L’occasion est donc idéale pour tester une spécialité du pays, le Pisco Sour. Si l’on peut trouver ce cocktail dans d’autres pays, c’est au Pérou qu’il est réputé le meilleur. Le Pisco est une eau-de-vie à base de raisin. Pour en faire du Pisco Sour il faut y ajouter du citron vert, du sirop et même du blanc d’œuf !

Et bien il faut avouer que c’est vraiment bon, salud !

Nous avons ensuite repéré un restaurant sur la Plaza De Armas, le Inka Grill. C’est un peu huppé, mais on ne se refuse rien ce soir.

Il y a même de la musique en live, mais les musiciens sont planqués dans un coin, c’est un peu étrange.

Evidemment, nous on tourne encore au Pisco Sour ! Et de 8 mois…

Pour le plat de résistance, cela sera un steak d’alpaga avec des bananes frites (ou cuitas les bananas) et une espèce de purée de pois. Tout simplement une énorme tuerie, peut-être bien le meilleur plat que nous ayons mangé depuis notre départ !

De quoi nous filer le sourire :

En dessert, nous optons pour du chocolaté avec 3 textures différentes, on se régale.

Le lendemain, la journée sera plutôt pépère. Nous arpenterons tranquillement les rues…

… et faire quelques emplettes, Romain est d’ailleurs très fier de son joli bonnet.

Mais ce n’est apparemment pas au goût de tout le monde…

30 janvier, nous quittons Cusco et prenons la route du Machu Picchu. Nous avons acheté la veille notre billet d’entrée pour le site. Le billet le moins cher coûte 126 Soles (33€) et ne permet d’accéder qu’au site en lui même. Le billet le plus prisé permet d’escalader une montagne donnant un meilleur point de vue (le Huayna Picchu) mais les places sont limitées, il faut absolument le réserver en avance si vous comptez le faire en pleine saison. Vous pouvez le faire via le site suivant : http://www.machupicchu.gob.pe/

Nous n’avons pas eu trop de soucis car nous sommes en saison basse et de plus nous nous sommes contentés du ticket basique.

Concernant les moyens de transport, nous avons fait au moins cher. Pour 75 Soles (20€), nous avons réservé via notre auberge un aller-retour en mini-van jusqu’à Hydro Electrica. De là il nous faudra ensuite marcher jusqu’à Agua Calientes (il est aussi possible de prendre le train, mais c’est cher) ville d’où nous partirons à l’assaut du Machu Picchu.

La route est assez éprouvante, on enchaîne les lacets pendant des heures et montons jusqu’à 4800 mètres, mais le paysage est magnifique.

Une fois arrivés à Hydro Electrica, nous braverons les interdictions et irons marcher le long de la voie ferrée.

Pendant que les moins courageux prennent le train, nous partons pour une ballade d’environ 2 heures 30.

Le trafic ferroviaire n’est pas trop gênant… nous pouvons tranquillement profiter du paysage.

Il faut également faire attention à ne pas marcher sur la faune locale.

Puis nous arrivons à Agua Calientes, ville du far west.

Cette ville n’a lieu d’être que pour les touristes, du coup il n’y a que des hôtels et des restaurants et les prix sont plus élevés que dans le reste du pays. Il faut dire que le Machu Picchu est un business énorme.

Nous posons nos balluchons à Machupicchu B & B, hôtel au rapport qualité prix plutôt convenable.

D’ailleurs nous ne traînons pas trop car le réveil est programmé pour 4 heures 30 du matin.

En ce 31 janvier 2014, nous quittons l’hôtel un peu avant 5 heures dans le noir et la pluie, c’est trop génial.

Là encore il est possible d’aller au Machu Picchu en bus moyennant 10$ l’aller, mais nous optons pour la marche. Il nous faudra tout d’abord 30 minutes pour arriver en bas du site là où se fait le premier contrôle des billets. Ensuite nous commençons l’ascension qui consiste à monter des centaines de marches, nous mettrons a peu près 45 minutes en ayant un bon rythme.

Une fois rendus là haut, la vue est absolument bouchée.

Nous décidons de nous rendre à la porte du soleil, ce qui est clairement une connerie, mais nous le savons pas encore. Nous mettrons pas loin de 50 minutes pour aller là bas, et franchement ça ne vaut pas du tout le coup (tout du moins quand la vue est bouchée).

En fait nous croisons surtout les gens qui arrivent via le Inca Trail, trail de 4 jours qu’il est possible de faire pour se rendre jusqu’ici.

Une fois passée la déception d’avoir fait n’importe quoi, nous rebroussons chemin. Il est 8 heures du matin et le brouillard est encore omniprésent.

Quoique ponctuellement la vue se dégage légèrement.

Si nous sommes préoccupés par la vue, ce n’est pas trop le cas des lamas qui rodent dans le coin.

Puis, nous finissons par avoir une visibilité suffisante pour avoir une vue d’ensemble du site. Ouf, l’essentiel est sauvé !

Après, nous irons du côté du pont Inca car c’est le seul endroit où nous sommes également autorisés à aller avec notre billet du pauvre. De là nous apercevons Hydro Electrica, la vue est vertigineuse.

Voici donc le fameux pont des Incas :

Au retour, nous aurons une vue un peu plus aérienne. Nous en profiterons pour prendre la pause.

Mais le plus beau, c’est bien lui :

C’est vers 11 heures que nous aurons la vue la plus dégagée.

Bien qu’ultra touristique et sans surprise, il reste difficile de passer à côté du Machu Picchu. Déambuler dans ces ruines en imaginant que des centaines de personnes vivaient dans cet endroit vraiment improbable reste quelque chose d’impressionnant.

Mais pour nous il est surtout l’heure de redescendre…

S’il est possible de rentrer à Cusco dans la foulée de la visite, nous avons choisi de rester une nuit supplémentaire à Agua Calientes pour ne pas refaire dès aujourd’hui les 7 heures de bus que nous avons fait la veille.

Le restau du soir sera l’occasion pour Romain de poser à nouveau devant le Machu Picchu.

Les bouteilles aussi ont leur bonnet péruvien :

C’est donc le 1er février que nous reprenons la route de Cusco. Il nous faudra en premier lieu refaire la ballade jusqu’à Hydro Electrica. En chemin, nous verrons un chien tondu bizarrement.

Mais aussi le Machu Picchu vu d’en bas :

Avant de prendre le bus, nous nous ferons un succulent casse-dalle dont on a le secret :

C’est ensuite reparti pour des heures de route de montagne avec de magnifiques lacets, mais aussi de magnifiques paysages.

Le 2 février, Jez troquera Romain contre Kohei, un Japonais rencontré à l’auberge. Ils iront ensemble faire une ballade pour visiter des sites situés à 2 heures de route de Cusco. Au programme, il y aura tout d’abord les terrasses de Moray.

Ces terrasses servaient aux Incas pour faire des expériences en termes d’agriculture. En effet, chaque étage dispose d’un micro-climat et il était donc possible d’observer l’évolution des différentes plantations selon les conditions climatiques. Ils sont futés ces Incas.

Ensuite, nous sommes allés voir les salines de Maras situées non loin de Moray. Il faut négocier un taxi officieux pour se promener sur ces sites car c’est suffisamment éloigné pour être compliqué à faire à pieds.

Ces salines sont assez imposantes, et sont les grandes concurrentes des marais salants de Guérande.

Ce site est assez insolite, il est surprenant de trouver de l’eau salée à plus de 3000 mètres au dessus du niveau de la mer.

De retour à Cusco, nous verrons que la si paisible Plaza San Francisco est bien animée cet après-midi.

Alors du coup, ce sera l’occasion de tester une espèce de mousse…

… hyper sucrée et pas franchement inoubliable.

Comme c’est le superbowl ce soir, cela nous fait une occasion de prendre un verre. Nous irons voir ce fameux match dans l’annexe d’un hôtel chicos qui ressemble plus à une sandwicherie qu’autre chose.

Nous sommes en compagnie de Kohei, et sur place nous seront avec 2 américains qui partirons avant la fin du match voyant que les Broncos de Denver se font laminer par les Seahawks de Seattle…

Le serveur étant très physionomiste, il nous a proposé du pâté maison avec de la baguette. Il nous est évidemment impossible d’y résister !

Lundi 3 février, nous quittons Cusco et prenons un bus en direction de Puno d’où nous pourrons aller voir le lac titicaca, le plus haut lac navigable au monde.

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