Le Paraguay, ça c’est fait

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Nous avons quitté Buenos Aires le 20 avril au soir et arrivons à Posadas le lendemain midi. Nous avons voyagé avec la compagnie Tigre Iguazu moyennant la somme de 508 pesos par tête.

Nous prenons nos quartiers dans l’auberge la moins chère de la ville, c’est en cherchant selon ces critères que nous l’avons trouvée (le nom nous échappe). Nous ne sommes pas déçus, nous ne paierons que 120 pesos par nuit pour 2.  Par contre à ce prix, nous sommes plus dans des standards de confort asiatique, le climat chaud et humide nous rappelle aussi l’Asie.

Si nous avons choisi d’aller à Posadas c’est que cette ville, en plus d’être sur la route d’Iguazu, est le point d’entrée vers le Paraguay où nous souhaitons faire une brève incursion. On trouve également dans le coin des ruines de missions jésuites.

L’après-midi nous ferons la traditionnelle découverte de la ville en se baladant dans les artères principales :

Bon, ok, on a surtout les crocs, surtout qu’on s’est fait voler un des magnifiques plateau repas dans le bus… c’est vraiment dommage de devoir se partager ça :

Nos standards sont un peu au dessus de cela… de la bonne viande, du bon vin et une bonne salade de fruits, voilà qui est mieux :

Un petite marche digestive s’impose ensuite.

Cette dernière photo montre le pont qui permet de se rendre au Paraguay.

Le mardi 22 avril, notre soif insatiable de culture nous pousse vers les missions jésuites de San Ignacio mini. Il est facile de s’y rendre en bus depuis Posadas. Une fois arrivés à San Ignacio, encore une fois, nous avons l’impression de nous retrouver en Asie, ça nous change pas mal de Buenos Aires :

Les missions jésuites ont été fondées au XVIIème siècle par le père Roque González de Santa Cruz, mort en martyr, canonisé et héros national au Paraguay, rien que ça ! Le but de ces missions était d’évangéliser les populations locales, les indiens Guaranis.

Le droit d’entrée s’élève à 70 pesos chacun, mais il s’agit d’un billet combiné permettant de visiter d’autres missions jésuites dans les environs, les passionnés pourront donc le rentabiliser… pour les autres c’est un peu cher.

La visite commence par un petit musée situé dans ce bâtiment.

On y trouve des objets d’époque, quelques explications et également une maquette du site :

Aujourd’hui cela ressemble plutôt à ça :

Pas mal de pupitres sont disposés dans le site afin de fournir des explications (avec audio et même en français) afin de comprendre le fonctionnement de la mission lorsqu’elle abritait 3 000 âmes.

Le soir à l’auberge, nous mangerons avec 3 filles, 2 françaises et une belge, que nous avions rencontrées durant le trek de Torres del Paine… elles sont également tombées dans cette auberge en cherchant ce qu’il y avait de moins cher à Posadas !

Le lendemain, nous prenons la direction du Paraguay et de la ville d’Encarnación, située juste de l’autre côté de la frontière. Jez commence à flipper car son passeport d’urgence se remplit dangereusement, il ne reste que peu de place disponible pour les nouveaux tampons.

A l’arrivée, nous allons dans l’hôtel Germano situé juste en face de la gare de bus. Nous paierons 70 000 guaranis chacun pour une chambre « twin » avec 2 lits. Ah oui, on a changé de pays et de monnaie, 70 000 guaranis, ça fait environ 11,60€ (taux de change 1€ = 6030 Gs).

C’est sous un soleil de plomb que nous effectuons nos premiers pas au Paraguay.

Nous nous retrouvons rapidement au bord de la plage… et non loin d’un lieu de tentations…

Malheureusement, ce n’est pas encore ouvert, la faute au décalage horaire – nous avons en effet du reculer nos montres d’une heure. Alors en attendant, on squatte devant et on finit les restes de la veille :

Nous serons ensuite parmi les premiers clients… il faut dire que le cadre est vraiment sympa :

Bon, c’est bien de flâner, mais on a encore de la mission jésuite à voir ! Direction la station de bus car encore une fois ce n’est pas collé à la ville :

La déco, le confort et le fonctionnement des bus ont quelque chose … d’indien.

Après une petite heure de trajet, nous voici devant les Missions Jésuites de la Santísima Trinidad :

Encore une fois, il faut acheter un ticket combiné qui coûte 25 000 Gs (un peu plus de 4€). Du coup, on se reprend une petite dose de ruines…

On aurait peut-être mieux fait de s’abstenir car là il n’y a aucune explication et nous avons énormément de mal à nous extasier devant ces ruines… reste un chien qui nous fera une visite guidée, mais un peu avare en détails :

La seule chose que nous retenons de cette visite, c’est que sous cette chaleur, rien ne vaut une bonne bière bien fraîche :

Le 24 avril, nous prenons la direction de la capitale du pays, Asunción. SI nous avions initiament prévu d’aller au Paraguay uniquement pour les missions jésuites et d’aller vers Iguazu, nous avons changé nos plans et avons ajouté une escale à Asunción.

Il est impossible de mourir de faim dans un bus paraguayen, les vendeurs en tous genre se succèdent. Jez se laissera tenter par une spécialité locale :

Pour être plus précis, ce n’est ni bon ni mauvais, un peu sec et on a aucune idée du nom de cette chose.

Nous avons choisi d’aller à l’hôtel Rosa II. SI nous avons réussi à faire baisser un peu le prix de la chambre, 80 000 guaranis pour 2, nous la trouvons un peu sommaire…

… pas sûr qu’on s’éternise ici.

Le lendemain midi, nous testerons un restaurant où la nourriture se paie au poids. Clairement, ce n’est pas une grande idée, ça va nous coûter assez cher pour ce que l’on a dans l’assiette :

C’est toujours sous une chaleur accablante que nous irons visiter la capitale paraguayenne :

Un petit tour à la maison de l’indépendance nous apprendra quelques dates clés concernant ce pays. Nous retenons (ou pas) simplement que tout se passe vers la fin du XVIIIème et le début du XIXème et que le Paraguay est officiellement indépendant depuis 1811.

Nous allons ensuite visiter la Plaza de Armas, que l’on trouve dans beaucoup de villes Sud-américaines.

Un petit tour devant le palais présidentiel… ça semble être un peu moins gardé que devant chez Barrack.

La suite de la visite :

C’est alors que nous tombons sur un slogan très inspiré :

On vous laisse méditer, nous on va prendre une mousse…

Au retour, on fera un passage éclair dans une église :

Puis, il est l’heure de rentrer à l’auberge. Nous sommes désormais à Arandu Hostal, un peu plus onéreux, 50 000 Gs pour un lit dans un dortoir, mais le standing est clairement supérieur.

Le 26 avril, nous prenons un bus en direction de Areguá, ville située à environ 30 kilomètres de Asunción. Ce trajet sera l’occasion de voir que certains profitent du bus pour faire leurs courses. Il est en effet possible de tout acheter pendant les trajets… bonbons, fruits, stylos, tondeuses, coca-cola (servi dans un gobelet !), … nous assisterons à un impressionnant défilé de vendeurs !

Pour la suite, nous nous rendons aux abords du lac d’Areguá et de sa plage aménagée :

Nous flânons ensuite dans les parages tout en cherchant un endroit où déjeuner…

Une fois n’est pas coutume, Jez s’enverra une salade géante en guise de déjeuner… il faut dire que sous cette chaleur, ce n’est pas désagréable. Il doit y avoir autant de légume dans cette assiette que ce qu’il a ingéré ces 6 derniers mois…

Dans le restau, on fera connaissance avec le perroquet du proprio, ça change des chats et chiens :

Nous comptons ensuite aller au Cerro Koî pour avoir un point de vue sur le lac et les environs. Sur la route nous tombons sur une église où un mariage semble imminent :

Après pas loin d’une pénible heure de marche au bord de la route et sous le cagnard, nous arrivons enfin au Cerro Koî qu’on nous a décrit comme étant magnifique :

Seul hic, on ne peut plus y accéder après 16 heures et notre montre indique… 16 heures et une minute. Et la visite se fait sous escorte policière car il est mal fréquenté. Les gardes nous indiquent donc que nous arrivons trop tard. Romain va faire mine d’être déçu :

La vérité, c’est que nous aurions pu nous passer de notre incursion au Paraguay qui restera plus symbolique qu’autre chose. Mais la suite du programme s’annonce plus réjouissante car le 27 avril, nous prenons la direction de l’Argentine, pour notre dernière incursion dans ce pays, afin d’aller voir les fameuses chutes d’Iguazu.

Les photos de Posadas, Encarnación et Asunción se trouvent dans les galeries Argentine et Paraguay

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